16 novembre 2011

ROBES ENFANT en TISSU PAGNE WAX

Quelques-unes des robes cousues en prévision des fêtes, pour les petites filles de mes clientes.

Retrouvez ces modèles à vendre dans ma boutique Internet

 

ROBES

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06 novembre 2011

BOUBOUS COURTS ou TUNIQUES

De ma dernière collection voici un échantillon de quelques boubous courts (vous dîtes aussi en Europe "tunique") en coton, manches courtes et poche centrale. La teinture a été effectuée par un jeune teinturier de mon quartier après la coupe et avant la couture afin que les motifs soient bien positionnés.

Ci-contre dans la colonne de gauche le diaporama complet des boubous courts - tuniques.

Les photos les présentent de devant et de dos. Si un de ces boubous vous plaît, voir ses mesures et les conditions d'achat en début de diaporama.

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11 septembre 2011

COUDRE UN WAX

Pour les occidentaux le wax est synonyme d’Afrique, les africains eux-mêmes le revendiquent. Inspiré du batik indonésien, le wax est fabriqué en Europe.

Après avoir conquis l’Indonésie au début u 19ème siècle, les Hollandais industrialisent la technique du Batik à la cire de Java. Ces étoffes eurent grand succès auprès des populations autochtones jusqu’à la fin du même siècle, période à laquelle les artisans locaux mécanisèrent leur fabrication de batiks.

A la recherche de nouveaux marchés les Hollandais se tournèrent vers l’Afrique.

Plusieurs pays européens se sont essayés à la fabrication de batiks imprimés avec plus ou moins de bonheur. Des usines anglaises ont ajouté la couleur indigo à leur fabrication de cotonnades imprimées.

La production des usines Vlisco et ABC ont conquis le marché africain. Il existe, en Afrique de l’Ouest, une production de wax issue d’usines textiles implantées par les grands groupes européens.

On distingue ainsi plusieurs qualités de wax : super wax, wax block, wax print, uniwax,  imiwax… Aujourd’hui l’Asie concurrence la production de wax en proposant des étoffes de piètre qualité à des prix imbattables.

Au moment de coudre du wax il faut :

- savoir les dimensions de l’étoffe largeur standard 48 pouces : 122cm qui est celle traditionnelle d’un pagne et commercialisation en longueur de 12 yards vendu en lot de 6 yards - le plus courant soit 5,40m -  et même au détail 2 yards.

- observer que les motifs de ce textile sont dirigés dans le sens de la chaîne pour paraître dans le sens de la hauteur quand le tissu-pagne est enroulé autour des hanches. Ceci est bien évident quand il s’agit d’une représentation figurative – fleur, oiseau- ou de l’utilisation d’un wax « classique » et connu de tous. Pour un motif abstrait le sens de la couture peut s’interpréter différemment mais attention certaines formes et volumes se lisent plus ou moins bien en hauteur ou en largueur.

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Dans ce deuxième cas et plus précisément pour la confection de vêtements, il faudra tenir compte de la morphologie de celui qui portera la tenue et du rendu souhaité.

De nouvelles fabrications de wax proposent des pagnes coordonnés (couleur de fond et de motif inversé, généralement un pagne pour deux). Là est sans doute l’occasion d’exprimer une certaine audace en cousant les pagnes tantôt en largeur, tantôt en longueur. Il m’arrive de le faire par souci d’économie pour certaine de mes clientes mais ce n’est jamais vilain, je dis original et pas mal du tout.

Le wax se coud pour les vêtements, la décoration de la maison : l’ameublement et l’utilitaire. Il se marie avec beaucoup d’autres tissus. Un wax de qualité garde bien sa texture et sa couleur. Il s’entretient facilement. Le beau wax c’est cher.       SBA

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22 mars 2011

WAX - les tissus africains et la mode

Pour ma participation à une prochaine exposition dont le thème est la place du tissu africain dans la mode, j'ai choisi de coudre, en autres tissus d'Afrique - basin, cotonnade teintée artisalement, pagne tissé -, des wax associés ou non à diverses matières textiles. Voici quelques échantillons de ces wax.

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Il y a pour les dames : des robes, des ensembles robe + veste courte, robe + manteau, des petits hauts à porter avec des pantalons et des jupes longues ou courtes...les enfants et les messieurs ne sont à oubliés : chemisettes ... et bien sûr toutes sortes de boubous. 

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23 mars 2010

Wax et Fancy, des pagnes à messages ?

Sans doute parce qu’en Afrique la transmission des événements, de l’histoire et la tradition, du savoir-faire et de l’expérience mais aussi du quotidien se fait depuis toujours et se perpétue oralement.

Les pagnes imprimés d’effigies et/ou de slogans deviennent des supports de communication véhiculant des SIAOmessages sociétaux. Ce sont des outils stratégiques qui sont autant de signes, d’évènements politiques et de propagande, de commémoration, d’emblème aux grandes causes et de mobilisation, de publicité de manifestations culturelles (SIAO  de Ouagadougou) ou sportives.

Mais la fonction la plus intéressante remplie par les motifs des pagnes est celle de transmettre  un langage métaphorique. Il s’agit d’une part, de représentations clairement identifiées mais auxquelles sont liés de secrets desseins, une intention, une déclaration non exprimée verbalement mais clairement signifiée comme l’affirmation de son indépendance ; d’autre part de dessins, eux aussi bien évidents, qui se voient attribués des noms inappropriés en complet décalage avec l’objet représenté et parfois très différent selon le pays oTabouretù l’étoffe est distribué. La représentation du célèbre "tabouret royal ashanti" est appelé siège ancestral au Togo et devient au Burkina Faso le tabouret des femmes sans mari, traduire des prostituées.

A coté des dessins représentés avec réalisme, de nombreux motifs abstraits, plutôt géométriques et volontairement non identifiables forment un répertoire très apprécié des femmes africaines qui s’en emparent et l’utilisent comme un moyen de projeter les réalités de la vie courante et de souligner certains aspects sociaux.

Bien que les européens soient à l’origine de l’iconographie du wax et de sa diffusion dans les différents pays d’Afrique, il est intéressant de constater que c’est sa réappropriation en tant qu’élément africain qui explique la popularité de cette étoffe et sa vulgarisation.

Autour du pagne se développe donc toute une symbolique qu’on peut découvrir en répondant à quelques questions : Comment est-il porté ? Par qui ? A quelle occasion ? Qui l’offre ? A qui est-il offert ? Que veut-il suggérer ou signifier ?

 

 

 

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28 janvier 2010

Les tissus les plus fréquemment cousus par les couturiers africains sont le basin et le wax

B2Le mot basin vient de bombasin lui-même dérivé de l’italien bambagia (coton et bombyx).

Avant qu’elle ne soit fabriquée en France et en Italie, les marchands italiens se sont procurés cette très belle soie damassée à Damas en Syrie. Les tisserands allemands et irlandais apprirent également la technique du damas et utilisèrent d’autres matières, le lin et le coton.

En anglais damask, en allemand damast rappelle bien aussi l’origine d’Orient.En Afrique anglophone, le commerce du damas se dit African brocade qui rappelle le mot italien broccare qui signifie brocher : tisser en formant sur le fond un dessin en relief.Au tout début des années 1800, le français J.M. Jacquard inventa un métier à tisser qui à la différence de ceux jusque là utilisés - ne pouvaient déplacer les fils de chaîne qu’en groupe - permet de diriger la navette au moyen de cartes perforées contrôlant ainsi chaque fil de chaîne.

Tombé dans l’oubli certainement à cause de son prix élevé, ce tissu appelé damas a été très utilisé comme linge de maison dans les familles bourgeoises européennes de la fin 19ème et début 20ème siècle.

Le damas est tissé avec des fils fins obtenus à partir des meilleures qualités de coton non blanchi. Après avoir été blanchi dans un bain d’alcali, le tissu sera plongé dans un autre bain de soude caustique pour redonner aux fibres creuses du coton tout leur gonflant naturel. Il est ensuite lissé à haute pression et haute température par des cylindres et apprêté à la cire, ce qui lui donnera son éclat de soie et le craquant très apprécié des élégantes africaines.

Le damas le plus demandé est le blanc, bien qu’il en existe des teints. Le tissage européen du damas au finissage compliqué est appelé basin riche ou bazin en Afrique francophone. Les meilleures qualités de ce tissu sont toujours fabriquées en Europe et très appréciées en Afrique Occidentale, où elles sont aujourd’hui fort utilisées dans la confection des vêtements. Dès 1980, le damas chinois de qualité inférieure est apparu sur les marchés d’Afrique Occidentale. Le "vrai" damas est devenu un produit de luxe alors que le damas chinois autorise le port du boubou en bazin à tous ceux qui ne pouvaient pas jusque là se l’offrir.

 

 

 

 

bande_pagnesPour les occidentaux le wax est synonyme d’Afrique, les africains eux-mêmes le revendiquent. Inspiré du batik indonésien, le wax est fabriqué en Europe.

Au début du 19ème  siècle, l’Indonésie conquise par les Hollandais devient un centre d’échanges économiques important. Afin de satisfaire les goûts vestimentaires des populations locales, les Hollandais industrialisent la technique du batik à la cire de Java.

Ces étoffes eurent beaucoup de succès auprès de la  population indonésienne jusque vers la fin du 19ème siècle, période à laquelle les artisans locaux mécanisèrent leur fabrication de batiks.

A la recherche de nouveaux marchés, les usines néerlandaises se tournèrent vers l’Afrique.

Le succès de cette fabrication industrielle a incité d’autres pays à fabriquer des batiks imprimés. La Suisse et Italie n’ont pas persévéré, la France a produit dans la région de Mulhouse (groupe Schaeffer) jusque dans les années 1970. Des usines anglaises qui déjà utilisaient la teinte indigo dans la fabrication de leurs étoffes vont l’introduire comme une variante supplémentaire. Les productions des usines Vlisco et ABC ont su conquérir le marché africain en s’adaptant à ses exigences, comme par exemple les dimensions de l’étoffe (taille initiale 36 pouces : 91,5 cm ; taille actuelle standard 48 pouces : 122cm) qui est celle traditionnelle d’un pagne et commercialisation des longueurs 12 yards de long vendu en lot de 6 yards et même au détail 2 yards, et en créant des motifs spécialement destinés aux populations africaines, conformes à leur goût et à leur culture.

Il existe une production africaine de wax faite dans des usines de textiles implantées par les grands groupes européens dans des pays de l’Afrique de l’Ouest.

Depuis l’indépendance, quelques usines se développent et continuent à bien produire, beaucoup ont connu de graves difficultés et certaines ont même définitivement disparu.

A l’heure de la mondialisation, l’Asie concurrence la production africaine de wax en proposant des étoffes de piètre qualité à des prix imbattables.

On distingue ainsi plusieurs qualités de wax : super wax, wax block, wax print, uniwax,  imiwax… Le wax n’est pas forcément choisi pour sa qualité, mais plutôt pour le motif représenté, ce qu’il suppose et aussi sa destination.

Bonne lecture et à une prochaine rencontre SBA

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